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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 12:28

L’exercice de la liberté ne peut se départir de la gestion des risques,  qu’elle soit  individuelle ou  collective.

Le croire conduit toujours à  la limitation des libertés car la loi s’engouffre   et  c’est son devoir ,  dans les manques et dans les failles que nous lui présentons.

L’accident de Saint Jean de Luz  aurait-il pu  être éviter? Peut-être, sans doute ou  pas.

Le temps était à  grains, on se serait cru en pleine saison des giboulées.  Visiblement le Kiteur n’a pas su évaluer les risques liés à  ce type de temps qui plus est dans un environnement  tel que la baie de St Jean cernée de digues et d’immeubles qui génèrent  une aérodynamique  tourmentée et instable.

  était sa propre gestion du risque  individuelle et quand  elle est  faillible ou  prévisiblement faillible, il suffit souvent de  peu  de temps pour se rendre compte  du niveau de pratique d’un  rider, alors n’est-ce pas aux riders locaux de prendre l’initiative d’accueillir, de guider, d’informer et de prévenir ?

Certes, c’est un sport individuel voire individualiste mais qui se pratique  en réunion la plupart du temps.  Cette communauté, si  elle veut perdurer, doit s’imposer des règles de conduites élémentaires avant que d’autres ne leur imposent de laisser leurs ailes au garage.  Il est certain que cela  n’empêchera pas une personne au final de n’en faire qu’à  sa tête,  mais,   cela ne peut que souder autour d’un sport magique une  communauté  en rendant les pratiquants  responsables d’eux-mêmes et des autres.

Le kitesurf ne doit plus être considéré comme un sport de plage mais un sport aérien, il est grand temps que l’aérologie soit enseignée dans les écoles comme cela se fait en Parapente ou  Delta plane.  Il y a un réel effort à  faire à  ce niveau là tant  par  la fédération que par  les médias.

Nous portons tous la responsabilité de ce genre de tragédie et nous devons TOUS changer  de comportement pour que le kitesurf  reste ce sport magnifique.

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commentaires

M
<br /> <br /> Bonjour François,<br /> <br /> <br /> Je me suis mis au kite il y a 5 ou 6 ans, frustré de ne pouvoir sortir en W267 aussi souvent que je l'aurais souhaité. Je suis complétement d'accord avec ton analyse de la situation - aussi bien<br /> concernant la pathétique évolution des choses en politique, que sur l'eau. Malheureusement, les deux sont liès. Ce sport fait intervenir des paramètres qui échappent complétement à la plupart des<br /> pratiquants - tous niveaux confondus - parce qu'il intégre effectivement un "troisième axe" : la hauteur.<br /> <br /> <br /> En ce sens , c'est autant un sport de glisse qu'un sport de vol libre, et la connaissance des fondamentaux en météorologie devrait être largement parcourue lors de l'enseignement du kitesurfing,<br /> au même titre que la mécanique de vol (comme c'est le cas en parapente). Le paradoxe est que l'extraordinaire potentiel addictif induit par cette pratique, est en grande partie du à ce qui la<br /> rend mortelle : le vol.<br /> <br /> <br /> J'apporterais toutefois une nuance à tes propos -  <br /> <br /> <br /> D'abord, l'évolution des mentalités : nous faisons partie d'une génération qui a grandie dans le respect de certaines règles, et il nous aurait été impensable d'aborder un nouveau spot, sans<br /> en toucher un mot aux locaux. Cet usage s'est perdu avec le temps (proportionnellement au développement des élmissions qui arrivent à faire croire à tes voisins, que demain...LA Star, c'est eux),<br /> et je peux t'assurer que depuis 1an, nous voyons venir sur zone, des inconnus, qui semblent tout savoir des particularismes du spot (La Madrague). Malheureusement, contrairement à Erromardie ou<br /> Guétary, la topographie des lieux n'incite pas à la prudence, puisqu'il n'y a que du sable et un vestige de digue. Et pourtant.<br /> <br /> Ensuite, il est clair que le nombre de pratiquants de kite ne fait qu'augmenter, et que la plupart des nouveaux venus n'ont jamais fait de stage (premier facteur de risque). En ajoutant à<br /> cela, la tendance de tout un chacun à se croire maitre en tous lieux, on comprend vite pourquoi les problèmes deviennent inévitables. Pour ma part, j'interviens régulièrement auprés de gens qui<br /> mettent en l'air une aile, en croyant que c'est la meilleure façon de débuter leur apprentissage. Je préfére prendre le risque de passer pour un vieux con, plutôt que de savoir que je suis<br /> partiellement responsable d'un dramatique accident - même si celui-ci n'intervient que bien plus tard. Sauf que peux d'entre nous sont enclins à vouloir "prendre le risque" de passer pour un<br /> vieux con...<br /> <br /> Enfin, il apparait effectivement indispensable d'aborder cette pratique de façon fédérée et responsable (club), de manière à ce que nous prenions tous pour habitude, d'aller vers les nouveaux<br /> venus s'ils n'en font pas la démarche, sans se contenter d'une bréve évaluation du niveau, faite entre deux discussions avec les potes.<br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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