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L’exercice de la liberté ne peut se départir de la gestion des risques, qu’elle soit individuelle ou collective.
Le croire conduit toujours à la limitation des libertés car la loi s’engouffre et c’est son devoir , dans les manques et dans les failles que nous lui présentons.
L’accident de Saint Jean de Luz aurait-il pu être éviter? Peut-être, sans doute ou pas.
Le temps était à grains, on se serait cru en pleine saison des giboulées. Visiblement le Kiteur n’a pas su évaluer les risques liés à ce type de temps qui plus est dans un environnement tel que la baie de St Jean cernée de digues et d’immeubles qui génèrent une aérodynamique tourmentée et instable.
Là était sa propre gestion du risque individuelle et quand elle est faillible ou prévisiblement faillible, il suffit souvent de peu de temps pour se rendre compte du niveau de pratique d’un rider, alors n’est-ce pas aux riders locaux de prendre l’initiative d’accueillir, de guider, d’informer et de prévenir ?
Certes, c’est un sport individuel voire individualiste mais qui se pratique en réunion la plupart du temps. Cette communauté, si elle veut perdurer, doit s’imposer des règles de conduites élémentaires avant que d’autres ne leur imposent de laisser leurs ailes au garage. Il est certain que cela n’empêchera pas une personne au final de n’en faire qu’à sa tête, mais, cela ne peut que souder autour d’un sport magique une communauté en rendant les pratiquants responsables d’eux-mêmes et des autres.
Le kitesurf ne doit plus être considéré comme un sport de plage mais un sport aérien, il est grand temps que l’aérologie soit enseignée dans les écoles comme cela se fait en Parapente ou Delta plane. Il y a un réel effort à faire à ce niveau là tant par la fédération que par les médias.
Nous portons tous la responsabilité de ce genre de tragédie et nous devons TOUS changer de comportement pour que le kitesurf reste ce sport magnifique.
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Bonjour François,
Je me suis mis au kite il y a 5 ou 6 ans, frustré de ne pouvoir sortir en W267 aussi souvent que je l'aurais souhaité. Je suis complétement d'accord avec ton analyse de la situation - aussi bien concernant la pathétique évolution des choses en politique, que sur l'eau. Malheureusement, les deux sont liès. Ce sport fait intervenir des paramètres qui échappent complétement à la plupart des pratiquants - tous niveaux confondus - parce qu'il intégre effectivement un "troisième axe" : la hauteur.
En ce sens , c'est autant un sport de glisse qu'un sport de vol libre, et la connaissance des fondamentaux en météorologie devrait être largement parcourue lors de l'enseignement du kitesurfing, au même titre que la mécanique de vol (comme c'est le cas en parapente). Le paradoxe est que l'extraordinaire potentiel addictif induit par cette pratique, est en grande partie du à ce qui la rend mortelle : le vol.
J'apporterais toutefois une nuance à tes propos -